Essaouira, c’est aussi le tourisme rural :

Le tourisme rural dans la région d’Essaouira est un secteur nouveau qui devient de plus en plus attractif. L’arrière pays d’Essaouira est attrayant par l’étendue et la variété de ses paysages, par la richesse de son patrimoine et par sa dualité ethnique (Chiadma, arabophone et Haha berbérophone). Cette diversité tant naturelle que culturelle crée un contraste paysager fort agréable ainsi qu’une richesse des terroirs, une vivacité des traditions, qui illustrent la notoriété de son histoire et l’hospitalité de ses habitants.
Les sites naturels de l’arrière pays d’Essaouira en font un centre d’excursions aussi intéressantes que variées. Au Nord, dit pays Chiadma, on ne rencontre que des collines d’une altitude moyenne de 50m, exception faite de djebel Lahdid (722m). Les vallées sont recouvertes d’une végétation luxuriante grâce à la présence de sources aux eaux limpides et abondantes. C’est un paysage alternant les boisements, les oasis et les steppes sablonneuses.

Au sud, dit pays Haha, on trouve une région montagneuse et accidentée, dont les contreforts viennent s’échouer dans l’Océan par des falaises verticales qui encadrent le Cap Sim jusqu’à Tafedna, les baies de toute beauté. De ses crêtes, les vues paronamiques s’étendendent par-dessus l’immense forêt d’arganiers et de thuya et les flots bleus de l’océan.
L’arrière pays d’Essaouira recèle aussi un potentiel culturel varié (maisons caidales, marabouts, confréries, moussems, souks, artisanat…) Autant d’atouts qui pourraient satisfaire les attentes des visiteurs recherchant authenticité, découvertes et dépaysement.
Un patrimoine naturel particulier, l’Arganier :

On s’accorde à dire que l’arganier serait apparu à l’ère tertiaire lorsque le Maroc et les Iles Canaries étaient encore reliés. L’arbre et ses vertus étaient donc connus depuis des siècles par les populations berbères mais aussi par d’autres civilisations. Au fil des siècles, l’Arganier n’a cessé d’être au cœur des préoccupations et de nombreux ouvrages ont été publiés à son sujet.
L’extraction traditionnelle de l’huile d’argan qui s’est perpétuée jusqu’à nous jours reste la spécialité par excellence de l’arrière pays d’Essaouira d’où la suggestion de l’appeler le « Pays de l’Arganier ». L’amande de l’arganier renferme 50% d’huile comestible. Les baies mûres du fruit d’argan sont séchées au soleil puis dépulpée. Les pulpes sont utilisées pour l’alimentation du bétail. Les amendes sont recueillies et après une torréfaction à feu doux, elles sont écrasées dans des meules en pierre et reprises à l’eau. Après décantation, on retire une huile très fruitée et au goût fort appréciée.
L’extraction de l’huile d’argan est réalisée par les femmes d’une façon artisanale avec un faible rendement. Des efforts sont déployés pour mécaniser le processus d’extraction afin d’améliorer le rendement et la qualité de l’huile. Outre son utilisation en alimentation humaine, cette huile est utilisée pour les soins corporels et pour divers traitements médicaux. Actuellement l’huile d’argan de l’arrière pays d’Essaouira connaît une demande soutenue ; elle est exportée vers de nombreux pays.
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